Rosa Candida – Audur Ava Olafsdottir

(3 / 5)

Pourquoi ? J’ai honte mais j’assume. La couverture, ses couleurs, ses motifs, sa texture. Une collection qui tient bien en main, et comme on me promet que quelques milliers de lecteurs ont été séduits, alors pourquoi pas moi ?

L’histoire : Lobbi quitte son pays natal pour s’occuper du roseraie d’un monastère. Il laisse derrière lui, un père récemment veuf, un frère autiste, sans oublier la compagne d’une nuit qui lui a donné une petite fille.

Et alors ? Séduite par le style de l’auteur, fluide, avec de petites touches d’humour. C’est un livre pour les amateurs de lecture tranquille, on se pose quelques questions, on jardine, on rencontre des personnages, on déterre quelques souvenirs douloureux, et puis on se pose des questions. Peut-être trop … Séduite par le première moitié, la dernière étape fut un peu plus pénible. Je sais la mère exemplaire que je suis aurais dû s’émerveiller du rapport père-enfant qui unit notre Lobbi à sa petite fille, mais il n’y a que du mielleux qui sort, et là je n’y crois plus. Il me semble qu’ils tournent tous beaucoup autour d’eux-mêmes et cherchent désespérément des complications. Je suis peut-être trop vieille pour ce genre de roman…

En bref : Roman d’initiation, charmant, mais trop mielleux pour le final.

Extraits : 

Il me faut pas mal de temps pour convaincre mon père, à qui il manque trois ans pour être octogénaire et qui veut prendre l’avion avec son fils handicapé, que je n’ai besoin de personne pour s’occuper de moi.

Ce n’est pourtant pas comme si j’avouais mes péchés ou quelque chose comme ça, dans l’attente de recevoir l’absolution. Ce n’est pas non plus que je sois en quête des conseils d’un homme dont l’expérience a été acquise à l’écoute de tout et de rien, c’est plutôt que je vide mon sac auprès de mon voisin et ami de chambre d’à côté.

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