Même ressenti sur une lecture 15 ans plus tard ?

Alors résultat de l’expérience…

Il faut savoir que je ne suis jamais contre me plonger à nouveau dans un livre déjà lu. On s’attache moins à l’histoire, dont nous connaissons déjà le déroulement, et on prend plus le temps pour apprécier le style de l’auteur…

Cette fois-ci, j’avais envie de reprendre deux lectures appréciées il y a quinze ans (à une certaine époque où l’acné me titillait encore…)

Alors d’un côté, nous avons Simetierre,un pavé de 600 pages de Stefen King et de l’autre un des premiers romans d’Amélie Nothomb, Métaphysique des tubes. Ces deux auteurs sont parents de famille nombreuse ; ils nous fournissent un roman minimum par an. Je m’intéresse toujours à leur actualité mais je ne saute pas forcément sur leur nouveau bébé dès qu’il sort en librairie… Mais ces deux romans là m’avaient laissée un bon souvenir alors ….

Simetierre (attention spoil) Alors pour jouer franc jeu, n’étant adolescente guère endurante face au pavé (au delà de 500 pages, j’avais dû mal à les avaler…) la lecture fut donc traversée par quelques sauts de pages…. Erreur que je n’ai pas reproduite lors de cette récidive. Je me suis littéralement engouffrée, presque enterrée dans la lecture pour en conclure que King n’est pas (à mon simple avis) le maitre de l’angoisse, mais plutôt l’empereur de l’ambiance. Evidemment, il y a du gore, du sale, des cadavres et quelques asticots pour vous chatouiller votre esprit de lecteur, mais remisé au nombre de pages, King excelle surtout dans le plantage de décor. Et là, je me suis régalée. Sans longueur, avec les détails qu’il faut pour rendre cette histoire sombre et fantastique à la limite du réel.

L’angoisse est différente aussi. Et j’avais déjà remarqué ce changement avec la lecture du roman ça. Notamment avec la scène du début quand le frère de Billy se fait tuer par le clown. Jeune, j’ai été effrayée par le monstre au fond de l’égoût qui pourrait m’attraper aussi. Aujourd’hui (un tout petit peu moins jeune.) c’est la mort atroce du jeune garçon qui est insoutenable. Et de l’insoutenable, on le retrouve dans Simetierre avec la mort de Gage, et c’est ici que se loge ma nouvelle terreur. Et je ne suis pas la seule… Stefen King avouera même dans une interview au sujet de Simetierre qui lui est impossible de relire son oeuvre, car sa plus grande angoisse est de perdre un de ses enfants.

 

Maintenant passons à Métaphysique des tubes d’Amélie Nothomb, et je vous le donne en mille…. Je ne l’ai même pas fini !

Alors ça reste un roman agréable, des mots simples, bien agencés, un zeste d’improbable, mais impossible de me plonger de dedans. Alors vous allez me dire forcément, il y a des grands écarts à éviter, et passer de l’ambiance noire de Simetierre au style un peu fantasque de la Nothomb bon, c’était peut-être à éviter !

Je ne crache sur Métaphysique des Tubes qui reste, je pense une petite douceur.

Conclusion : Je n’ai plus peur de la longueur, du moment que le roman fait comme le mauvais vin, il tâche et s’imprègne fortement !

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